Résumé

Auguste Thétard La France en 1871 : de l'état social… (1871)

OPPOSITION.
Il existe chez le peuple français un sentiment poussé aux limites extrêmes, nous voulons parler des aspirations égalitaires qui se manifestent dans toutes les positions et à tous les degrés de la hiérarchie sociale.
Ce sentiment ne serait que le résultat d'une noble émulation au travail s'il avait pour but unique l'amélioration du sort de chaque individualité; mais il n'en est pas ainsi, et ce que l'on exprime généralement par le désir de l'égalité n'est, le plus souvent, que le bas produit de la jalousie et de l'envie.
Toutes les classes de la société sont atteintes de ce mal.
Source : Gallica

Auguste Thétard La France en 1871 : de l'état social… (1871)

Il faut considérer le suffrage universel comme étant la base essentielle de toute constitution. Il est la condamnation légale de tout recours à la violence. Il donne une sanction légitimé à tous les actes du pouvoir. Il autorise, il augmente le principe de l'unité d'action. Il constitue l'égalité civile. Retirez à un homme son droit au vote, ce n'est plus un citoyen, ce n'est plus qu'une individualité dans l'Etat.
Source : Gallica

Auguste Thétard La France en 1871 : de l'état social… (1871)

Que peut-on demander de sentiments inviolables de fidélité, de patriotisme, à une armée qui ne se recrute, en grande partie, que de remplaçants militaires substitués aux fils de la bourgeoisie? Pourquoi cette exception déplorable de ne faire supporter l'impôt du sang que par les classes inférieures? Croit-on que l'intelligence populaire ne se montre pas hostile à ce mode de recrutement constituant un privilège pour le possesseur de la fortune? L'armée ne sera réellement forte et puissante que du jour où tout citoyen sera soldat, sans exception.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature