Résumé

Vies de M. Moreau, fondateur et supérieur des Soeurs de la Charité de Montoire… (1853)

Mais, de l'avis de celui qu'elle avait consulté, il fallait à Marthe son air natal. Elle insista donc. «Je le vois bien, dit madame de Maintenon. Tel père, telle fille. Vous êtes comme votre père; il ne se pouvait souffrir à la cour. Vous n'y pouvez vivre non plus. Partez, puisque vous le voulez absolument. » Marthe prit à l'instant congé de son auguste bienfaitrice, et se dirigea en toute hâte vers Montoire. Elle n'y fut pas plus tôt arrivée qu'elle se trouva mieux. Le retour dans sa communauté, pour elle, c'était la patrie après l'exil.
Source : Gallica

Vies de M. Moreau, fondateur et supérieur des Soeurs de la Charité de Montoire… (1853)

Partout se commettent les plus grandes horreurs, et les plus brutales passions sont assouvies. Tandis que, en proie à tant d'excès, la ville est dans la confusion et la terreur, deux jeunes personnes fuient éperdues le déshonneur qui, les menace : elles rencontrent dans leur fuite un jeune militaire dans les traits duquel elles croient voir un libérateur. Elles ne se trompent point. — « Ah ! monsieur, sauvez-nous plus que la vie, » s'écrient-elles en tombant à ses pieds qu'elles arrosent de leurs larmes. C'était M. Moreau.
Source : Gallica

Vies de M. Moreau, fondateur et supérieur des Soeurs de la Charité de Montoire… (1853)

Frappé d'apoplexie, le saint homme perdit toute connaissance. Il vécut ainsi deux ans, mort à tout autre sentiment que celui de la foi et de la piété. Il était aisé de voir que, dans cette longue agonie, son coeur ne respirait que pour Dieu. A ce nom adorable-, il se réveillait et se ranimait : un rayon de joie illuminait son visage. Il s'endormit enfin dans le baiser du Seigneur. D'unanimes regrets l'accompagnèrent au tombeau, Quoique depuis longtemps il fût
perdu pour la paroisse et pour la communauté, cette perte ne fut pas moins vivement sentie.
Source : Gallica

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