Résumé

Les oeuvres du protestantisme français au XIXe siècle… (1893)

L'enfance abandonnée, ou malade, ou coupable, toujours déshéritée, vit s'ouvrir pour elle dans toute la France, à Saverdun, à Achicourt, à Castres, à Orléans, à Montauban, à Crest, des asiles créés par les mouvements d'une ardente charité. En moins de vingt ans, le protestantisme avait fondé plus de dix orphelinats, alors qu'aux premiers jours du siècle il ne possédait pas un seul établissement charitable. Cette époque fut grande par la vie et la piété; les choses religieuses excitaient partout le plus vif intérêt et le désir de faire connaître l'Évangile s'imposait à tous.
Source : Gallica

Les oeuvres du protestantisme français au XIXe siècle… (1893)

Derrière les grillages sont roulés des stores, et au-dessous des
stores, de légers matelas : ce sont les bancs des épileptiques d'Eben-Hézer et de Béthel. A la moindre crise de l'un des malheureux assistant au culte public, les stores s'abaissent, les matelas se déroulent, et le public réuni dans l'église n'est averti que par cette silencieuse manoeuvre du drame qui se passe derrière les grilles.
Le malade est aussitôt emporté par une des portes de côté qui s'ouvrent dans les loges, et une prière monte de tous les coeurs pour lui.
Source : Gallica

Les oeuvres du protestantisme français au XIXe siècle… (1893)

Des bâtiments solidement construits, une chapelle, un joli jardin, le tout clos de murs, donnent une valeur réelle à la propriété. Les chambres, bien aérées, chauffées au calorifère et éclairées au gaz, sont des plus confortables.
Cette oeuvre ne reçoit aucun secours de l'État et n'est soutenue que par des dons, des souscriptions, une Vente bisannuelle et les pensions des infirmes et des enfants; aussi est-elle appelée à compter sur la bénédiction de Dieu, qui ne lui a jamais fait défaut, et sur le concours de tous ceux qui ont à coeur l'intérêt des déshérités de ce monde.
Source : Gallica

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