Aricie Courbatère Sauquet, Les nobles coeurs : souvenirs historiques (1896)
“ A peine avaient-il l'un et l'autre franchi le seuil, qu'Anne comprit le but de leur démarche; ses lèvres se plissèrent, et son regard froid et sévère porta le trouble dans le cœur des jeunes princes. Jeanne se précipita à ses pieds. Le roi, de son côté, paraissait fort ému ; seule la fille aînée de Louis XI restait impassible. « Madame, s'écria Jeanne au milieu de ses sanglots, vous tenez entre vos mains le sort de Monseigneur le duc d'Orléans; il est prisonnier, mais un seul mot de vous peut briser ses fers. Grâce, grâce pour lui! » Et elle arrosait de ses larmes les mains de la régente. ”
