Benito Pérez Galdós,
Miséricorde
(1900)
“ Bien que la peinture d’une si grande félicité influât légèrement sur son âme, Benina ne se laissait pas séduire et, comme une personne pratique, elle vit de suite les inconvénients d’une brusque translation dans des pays aussi lointains, où elle se trouverait au milieu de gens inconnus, parlant une langue de tous les diables, et qui sûrement différaient d’elle par les mœurs, la religion, le vêtement, car elles marchaient voilées.... Voyez-vous Benina voilée? Non, la seule chose qu’on peut faire pour le bon Mordejaï, c’est de le calmer. ”
