Alphonse Daudet,
Numa Roumestan
“ Ce ciel si pur, ce soleil d’argent vaporisé, ces intonations latines conservées dans l’idiome provençal, çà et là – surtout aux petites places – des attitudes à l’entrée d’une voûte, des poses immobiles que la vibration de l’air faisait antiques, presque sculpturales, le type de l’endroit, ces têtes frappées comme des médailles avec le nez court et busqué, les larges joues rases, le menton retourné de Roumestan, tout complétait l’illusion d’un spectacle romain, jusqu’au beuglement des vaches landaises en écho dans les souterrains d’où sortaient jadis les lions et les éléphants de combat. ”
