Résumé

Portrait de Xavier de Montépin Xavier de Montépin Le dernier duc d'Hallali : roman parisien… (1883)

Amélie se tordit les mains.
— Mais enfin, — balbutia-t-elle d'une voix brisée,
— quand ceux qui ont mission de juger prononcent une condamnation, ils la motivent! ! — Qu'a fait Gontran pour être indigne de moi? - Quelle flétrissure a-t-il subie? quel crime a-t-il commis?
- Je veux le savoir ! - Si vous ne me répondez pas, c'est à lui que j'irai le demander, c'est à sa mère.
— Mon enfant, ma chère pupille, — fit M. Sterny en prenant la main d'Amélie, — si vous aimez Gontran, si vous aimez madame d'Hallali, par pitié pour elle n'allez pas lui poser cette question.
Source : Gallica

Portrait de Xavier de Montépin Xavier de Montépin Le dernier duc d'Hallali : roman parisien… (1883)

Tout à coup elle se trouva en face de Marcelle.
Madame de Mardor vit du premier coup d'œil le visage bouleversé, les yeux rougis de son innocente rivale.
— Ah! ah ! — se dit-elle. — Des traces de larmes. — Le docteur a parlé sans doute et le coup est porté.
Puis, tendant les deux mains à Amélie, elle s'écria avec une feinte émotion : — Qu'as-tu donc, chère mignonne?. — Que s'est-il passé ici?. Pourquoi pleures-tu?.
Amélie se jeta dans les bras de la comtesse et répondit : — Ah i mon amie, je suis bien malheureuse !.
— Malheureuse ?
— A en mourir.
Source : Gallica

Portrait de Xavier de Montépin Xavier de Montépin Le dernier duc d'Hallali : roman parisien… (1883)

La duchesse était pâle comme un spectre.
— Et que vais-je dire à Gontran, moi?— demanda-t-elle. — Pour éviter, dans l'avenir, une catastrophe imaginaire, vous causez un malheur certain, immédiat!! — Vous tuez mon fils! — D'où vous vient ce droit? — Vous êtes l'ami de madame de Rieulles, vous êtes le tuteur d'Amélie. Est-ce une raison pour commettre un crime, car c'est un crime de frapper deux innocents comme vous vous acharnez à le faire?.
— Madame. — commença le docteur.
- Gontran peut devenir fou. Je l'admets.
Source : Gallica

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