Georges Du Vallon

Résumé

Georges Du Vallon La roche d'enfer (1883)

Mon Georges, c'était la passion de mon coeur, et ils me l'ont tué aussi. Je demeure seule !
– Mon Isa, je te reste ; tu es tout pour moi.
– Oui, mais vois-tu, la mère qui perdit son enfant ne peut plus vivre. Quand tu sauras que je suis partie, réjouis-toi, puisque tu es bonne. Je souffre trop, ah ! je souffre trop !
– Mon Dieu, que sa souffrance éclaire les ténèbres de sa raison, que ce paroxysme de douleur lui soit salutaire ! soupirait Annie, secouée par la bourrasque comme la feuille au vent.
– Isabelle, si ton enfant n'était pas mort ?
Source : Gallica

Georges Du Vallon La roche d'enfer (1883)

Je désire épouser Alix de Kernavan.
Les traits d'Annie s'éclairèrent d'un joyeux sourire.
– Alix ! Oh ! tu as raison, cher Geoffroy, c'est la compagne qu'il te faut. Elle est si douce, si intelligente, si pieuse !
– Oui, et quels que soient nos écarts d'imagination, nous en revenons toujours à ce point fondamental. Une femme pieuse est deux fois plus aimable et plus aimante aussi. Tous mes projets d'avenir se concentrent sur Alix. Toi, qui es son intime, peux-tu me dire si j'ai raison d'espérer ?
Le sourire un peu tremblant d'Annie flotta de nouveau sur ses lèvres roses.
Source : Gallica

Georges Du Vallon La roche d'enfer (1883)

ISABELLE DE NORTAL.
La voix de Mme de Kernavan s'était altérée, et Annie ne contenait plus ses sanglots.
– Que faire ? dit à son tour la marraine d'Isabelle.
– Je parlerai à ma mère, je le dois. Oh ! elle ne sera pas implacable pour son petit-fils.
– Que Dieu t'inspire, ma pauvre fille ! Mais cette malédiction. Isa ne s'en doute pas. Que n'ai-je pu la retenir sur les lèvres de ta mère !
– Elle n'a pas maudit l'enfant, fit Annie frissonnante au terrible souvenir. Priez pour moi ce soir, chère, chère Madame ; quoi qu'il arrive je parlerai d'Isabelle.
Source : Gallica

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