Mâra, figure centrale de la tradition bouddhique, incarne l'obstacle ultime à l'éveil spirituel, personnifiant la mort, les désirs terrestres et les illusions de l'existence. André-Ferdinand Herold le décrit comme un « vieil éléphant embourré dans un marais », tandis qu'Hermann Oldenberg le rattache à la « force de la mort » et au « souhait de cette existence ».
Mary Summer évoque ses légions de démons blancs et noirs, symboles des tentations et des forces obscures. Ces auteurs, par leurs analyses, mettent en évidence Mâra non seulement comme adversaire du Bouddha, mais aussi comme métaphore des combats intérieurs. La synthèse des textes révèle que Mâra, en tant que « prince de la mort », incarne les liens qui enchaînent l'âme, jusqu'à ce que l'illumination rompe ce cycle.