Édouard Richard

Résumé

Édouard Richard Acadie/Tome III

L’on nous pardonnera d’insister aussi longuement sur les accusations de Parkman : en elles-mêmes, elles n’ont que fort peu d’importance ; ce qui leur en donne, c’est la haute position que l’historien a usurpée. La tâche est ingrate, mais une fois armé de patience, et quand on a surmonté le dégoût qu’elle inspire, il peut devenir intéressant de le suivre à travers ses voies tortueuses. L’écrivain qui descend à de si petits moyens, et qui, pour arriver à son but, se condamne à un travail de taupe, n’est guère capable de s’élever, avec son esprit et son cœur, aux hautes régions de la pensée.
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Édouard Richard Acadie/Tome III

Et si, pièces à l’appui, jouant cartes sur table, analysant les charges les plus violentes accumulées contre ses pères et contre sa race entière, il démontre l’inanité de ces accusations, il exonère les victimes, il stigmatise leurs oppresseurs, il prouve que la déportation de tout un peuple ne reposait sur aucune raison valable et qu’elle fut proprement un crime de lèse-humanité, nous le voulons bien, il fait un plaidoyer, un grand et magnifique réquisitoire, une œuvre de réparation et de justice, mais en même temps et avant tout ne fait-il pas de l’histoire, de la grande histoire ?
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Édouard Richard Acadie/Tome III

Jetés en tous lieux, le monde civilisé put être témoin de la douceur et de la pureté de leurs mœurs, de leurs habitudes paisibles et laborieuses. En présence de cette dislocation des familles, on put voir clairement au moins que cette dispersion avait été cruellement exécutée, on s’étonna qu’ils eussent pu, de près ou de loin, mériter un châtiment aussi barbare ; on s’enquérit du caractère de Lawrence, de Belcher, de Wilmot, et la conviction se lit bientôt dans les esprits, qu’on se trouvait en présence d’un de ces crimes qui souillent l’histoire.
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