James Parkman

Définition et enjeux

Édouard Richard Acadie/Tome III

Il ressent de la sympathie pour les Acadiens du temps de la Tour, de Denys, de Biencourt, alors qu’ils étaient coureurs-de-bois, qu’ils faisaient la traite des pelleteries, qu’ils étaient corsaires. Leur vie n’était ni morale ni civilisée, mais elle était remplie de mouvement. Or, Parkman ne semble pouvoir supporter la vie simple et paisible, fût-elle morale, heureuse, productive ; ce qu’il aime, c’est la vie intense, fût-elle d’ailleurs vicieuse, démoralisante, misérable, inutile.
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Édouard Richard Acadie/Tome I

Et cependant tout cela n’est d’aucun poids dans l’esprit de Francis Parkman. Eh ! bien, moi, je dirai que, s’il faut choisir entre l’historien gonflé de sa science, et de pauvres gens ignorants qui n’avaient pour tout guide de leurs actions que les sentiments naturels, tout homme de cœur se prononcera pour ces derniers. Les Acadiens ont vu plus loin et plus juste que ce superbe auteur, ils ont mieux apprécié la délicatesse de la situation, mieux calculé les conséquences fâcheuses qui résulteraient d’une séparation opérée dans de pareilles conditions.
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Édouard Richard Acadie/Tome III

À ce concert unanime des écrivains, il fallait une voix discordante, et personne n’était mieux qualifié pour la faire entendre que Francis Parkman. Si l’on divisait l’humanité en deux camps : ceux qui voient plutôt les qualités, et ceux qui voient plutôt les défauts, en d’autres termes, si les hommes se partageaient en bienveillants et en grincheux, Parkman occuperait un rang distingué parmi ces derniers. Pareille manie conduit forcément à la partialité, sinon à la mauvaise foi. Le champ d’opération est vaste, et il est si facile de donner une tournure défavorable aux actes les plus innocents.
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