Résumé

Portrait de Pierre Daviault Pierre Daviault Le Baron de Saint-Castin, chef abénaquis

Qu’il nous suffise de marquer ici que Saint-Castin bornait ces relations strictement au commerce et que sa fidélité à la France, sur les points essentiels, ne fléchit jamais. La cour de Versailles, pour des raisons mercantiles, n’établissait aucune distinction entre les faits de guerre et les faits de commerce, mais la nécessité de vivre autorisait notre baron à faire fi de cette doctrine par trop sévère. En outre, il avait perdu son titre d’officier français en devenant chef abénaquis. Cette dernière qualité l’obligeait à pourvoir à la subsistance de sa tribu par les moyens disponibles.
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Portrait de Pierre Daviault Pierre Daviault Le Baron de Saint-Castin, chef abénaquis

Le 17 juillet 1670, le Saint-Sébastien longeant à tribord l’île des Monts-Déserts carguait ses voiles dans la baie de Pentagoët en Acadie.
Debout sur le pont, les passagers contemplaient le pays où les appelait le service du roi.
La baie s’étalait en une vaste nappe prolongée par un fleuve dont les méandres s’enfonçaient dans la forêt vierge. Le flot battait le pied d’un fort trop minuscule pour donner l’aspect de la civilisation à cette sauvagerie intacte encore.
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Portrait de Pierre Daviault Pierre Daviault Le Baron de Saint-Castin, chef abénaquis

Les Anglais poursuivaient systématiquement l’extermination des Indiens. « Les colons les avaient condamnés à l’annihilation », avoue encore Sylvester. Évidemment, le lucre était leur mobile principal. Il y avait aussi cette répugnance à l’égard des gens de couleur, si vivace chez les Anglo-saxons, même de nos jours, et qui les empêche, par exemple, de considérer les Hindous comme des égaux. Aux premiers temps de la colonisation en Amérique, les puritains blâmaient fort les Français de traiter les Indiens avec humanité. C’est une autre observation de Sylvester 6.
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