Jacques Lerond, Revue des Deux Mondes
“ Vous comprenez de reste que je veux parler de Paganini : c’est vraiment un être merveilleux que Paganini ; ce n’est point un homme qui joue du violon. Il semble que ce soit un violon qui joue d’un homme. Assurément il y a toute une âme dans cet instrument : celle de l’artiste, dès qu’il le touche, y passe du moins tout entière. Voyez en effet comme ils se mêlent et se confondent l’un et l’autre ; voyez comme ce violon s’enfonce profondément sous le menton qui l’étreint, comme il s’emboîte dans cette poitrine osseuse, comme il presse ce cœur, qui lui doit communiquer tous ses battemens ! ”
