Résumé

René Brimo L'évolution du goût aux Etats-Unis… (1938)

Que la part du snobisme ait été loin d'être exclusive et que ces amateurs américains aient souvent possédé un sens très réel de la qualité de l'œuvre, nous pouvons nous en rendre compte en étudiant les collections des dessins et des gravures. Le prix de l'objet, la recherche spectaculaire de l'achat ou de la présentation, la célébrité de l'œuvre, jouent beaucoup moins; la collection est un ensemble beaucoup plus intime, réuni davantage pour le plaisir de l'amateur que pour la démonstration de sa richesse, pour la réclame autour de son nom.
Source : Gallica

René Brimo L'évolution du goût aux Etats-Unis… (1938)

La rapidité de l'évolution du goût aux Etats-Unis a eu pour contrepartie une incompréhension plus complète de la part de la masse. Le fossé qui existait, surtout depuis l'impressionnisme, entre l'évolution de l'art et l'évolution du goût moyen, était devenu en Amérique plus profond qu'en Europe. Les admirations de quelques collectionneurs ou artistes suscitaient peu d'échos dans la société. Ainsi le contact avec le moment était lâche : non seulement assez peu d'amateurs comprenaient l'évolution de l'art vivant, mais encore cette compréhension était-elle entachée de snobisme.
Source : Gallica

René Brimo L'évolution du goût aux Etats-Unis… (1938)

Choisir dans l'ensemble de la production artistique accessible à des particuliers les œuvres que l'on croit les plus belles, les plus significatives, non pas pour une évolution ou
une série, mais pour l'art en général, pour la beauté, telle que la conçoit l'élite d'amateurs et de connaisseurs du moment, pour l'enseignement le plus général et la jouissance la plus largement accessible que l'art peut donner — voilà cette attitude particulière d'amateurs. Ils ne demandent que du superlatif, et veulent ainsi entrer en communication avec les chefs-d'œuvre de la création artistique.
Source : Gallica

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