Jules Breynat

Résumé

Jules Breynat Les nuits terribles ([2e éd.]) (1880)

Avez-vous aimé?
— Jamais ! répondit sans hésitation Flavia en regardant en face son avocat.
— Si l'amour n'est pour rien dans l'affaire, c'est dofic le diable! s'écria Maxou, or, je crois peu au diable; je ne crois qu'une chose, c'est qu'il n'existe pas d'effet sans cause, et, comme la cause du crime dont vous êtes accusée m'échappe, je suis dans la situation de ce brave Duranger, je n'y vois plus goutte.
Un nouveau silence se fit.
L'avocat le rompit le premier, et, prenant l'une des mains de Flavia : — Mademoiselle, dit-il, vous n'avez jamais aimé,
m'avez-vous affirmé
Source : Gallica

Jules Breynat Les nuits terribles ([2e éd.]) (1880)

M Maxou, à bout de forces, se laissa tomber sur son banc.
L'arrêt prononcé, la condamnée se tourna vers la duchesse de Vallombreuse qui faisait de vains efforts pour calmer ses filles éplorées, et d'une voix qui pénétra jusqu'au fond de tous les cœurs de la foule, elle lui dit : — Si vous connaissez l'auteur du crime, madame, apprenez-lui que je le plains mille fois plus que moi, car c'est le remords éternel qui l'attend dans cette vie, et, dans l'autre, le châtiment de Dieu!
Puis, s'adressant aux juges : — Un jour, continua-t-elle, la vérité éclatera et vous regretterez votre erreur!
Source : Gallica

Jules Breynat Les nuits terribles ([2e éd.]) (1880)

Toutefois, ajouta-t-elle, vous ferez grâce à l'autre; vous épargnerez ma chève Ève, n'est-ce pas ?. C'est bien le moins que le bonheur de l'un de mes enfants me dédommage et me console du malheur des deux autres !.
— Le mariage d'Ève avec M. Maurice de Lavernay se rompra de lui-même, répondit froidement Flavia.
— De lui-même et pourquoi? reprit la duchesse avec étonnement.
— Parce que vous ne consentirez jamais et qu'Ève , elle-même, ne consentira point à épouser le fils d'un homme dont la tête est promise à l'échafaud.
Source : Gallica

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