Résumé

Charles Picot Nouveau procédé de taille de la vigne… (1875)

Du PHÉNOMÈNE DE VÉGÉTATION PRODUIT PAR LA TAILLE HATIVE DES VIGNES DANS LE MiDI.
Le vigneron a bien certainement, mais presque à son insu, une très-grande puissance sur la vie, la santé, la durée, la charpente et la fécondité de la vigne qu'il cultive, et c'est principalement par la taille qu'il exerce sa puissance, considérée avec raison comme souveraine.
En effet, le vigneron veut-il laisser la séve à tous les sarments ou l'attribuer, soit à quelques-uns d'entre eux, soit exclusivement à un seul? Il le peut par la taille.
Source : Gallica

Charles Picot Nouveau procédé de taille de la vigne… (1875)

Mais quand la taille a été faite en automne, en séve sèche, la concentration, sur les yeux des caps, de toute la séve destinée à l'universalité des sarments que le vigneron a supprimés comme inutiles, les fait débourrer et pousser avec l'impétueuse brusquerie qui est la première cause du fléau de la coulure. Voilà ce qui se produit surtout dans les vignes jeunes, bien cultivées et bien fumées, que le vigneron a taillées hâtivement : la quantité excessive de séve fait disparaître en peu de temps presque tous les raisins.
Source : Gallica

Charles Picot Nouveau procédé de taille de la vigne… (1875)

Par conséquent, les suçoirs du chevelu, qui reçoit principalement les influences de l'air, de la lumière et du soleil, se mettent au travail, amassent leurs provisions et envoient leur séve dans la partie en l'air du cep beaucoup plus tôt que les suçoirs des radicelles profondes. A raison du retard même que celles-ci mettent dans leur travail, elles éprouvent des souffrances moins aiguës et d'une durée moins grande, puisque ces souffrances s'affaiblissent et disparaissent dès que la séve du chevelu a fait pousser des bourgeons.
Source : Gallica

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