Résumé

Charles Fraissinet Le guide du magnanier, ou L'art d'élever les vers à soie… (1836)

N'est-il pas plus facile de copier un mensonge que de le réfuter? Si, comme personne ne le conteste, le papillon issu du ver à soie a des yeux, n'est-il pas infiniment probable que le ver, lui-même, en est pourvu ? Le papillon en a-t-il un plus urgent besoin, lui qui, durant toute sa vie, ne doit prendre, pour tout aliment, que l'air qui de toutes parts l'environne ?
Le sang de cet insecte n'est ni rouge ni chaud: aussi sa chaleur est-elle toujours égale à celle de l'air qu'il respire.
Source : Gallica

Charles Fraissinet Le guide du magnanier, ou L'art d'élever les vers à soie… (1836)

Youlez-vous rendre au mûrier noir un peu de cette faveur dont il a joui, prenez de grosses mûres au moment de leur maturité, obtenez-en la graine, semez-la et cultivez-en les pousses, soit en pourette, soit en pépinière, ainsi que je le prescris pour ceux de l'autre espèce aux chapitres suivans.
Les racines de mûrier noir n'ayant pas beaucoup de chevelu, vous devez avoir soin, en les plantant à demeure, de lui en laisser le plus possible, afin qu'il puisse plus aisément pomper les sucs de la terre et répondre plus promptement à vos désirs.
Source : Gallica

Charles Fraissinet Le guide du magnanier, ou L'art d'élever les vers à soie… (1836)

DE LA QUATRIÈME MUE AU MONTER, ou CINQUIÈME AGE.
Toute personne, en élevant des vers à soie, aspire à avoir des cocons; son attente est trompée , si elle ne réussit pas. Eh que de causes de non réussite! que d'attentions, que de peines, que de veilles nécessitent la couvaison des œufs et l'éducation des vers dans leurs deux premiers âges! Et ces peines, ces soins seraient entièrement perdus, si l'on se relâchait dans les deux qui les suivent, et surtout si l'on
ne redoublait d'attention pendant les dix ou douze jours qui séparent la dernière mue du moment où ils ont terminé leur cocon.
Source : Gallica

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