Charles Fraissinet

Élements biographiques

Charles Fraissinet Le guide du magnanier, ou L'art d'élever les vers à soie… (1836)

Qui peut ignorer que toutes les déchirures que l'on fait à un mûrier en altèrent la vigueur, nuisent à sa postérité et appauvrissent la récolte suivante de tous les bourgeons enlevés? Qui ne sait que l'échelle brouette, dont on a tant prôné l'usage, n'est, en définitive, pour tout ce qui a rapport à l'ébourgeonnement, qu'une échelle double, connue dans plusieurs contrées sous le nom de chèvre, et qui, par l'élargissement de sa base, peut se passer de point d'appui pour son sommet, et permettre ainsi de cueillir les feuilles d'un mûrier sans en fatiguer la tige?
Source : Gallica

Charles Fraissinet Le guide du magnanier, ou L'art d'élever les vers à soie… (1836)

N'est-il pas plus facile de copier un mensonge que de le réfuter? Si, comme personne ne le conteste, le papillon issu du ver à soie a des yeux, n'est-il pas infiniment probable que le ver, lui-même, en est pourvu ? Le papillon en a-t-il un plus urgent besoin, lui qui, durant toute sa vie, ne doit prendre, pour tout aliment, que l'air qui de toutes parts l'environne ?
Le sang de cet insecte n'est ni rouge ni chaud: aussi sa chaleur est-elle toujours égale à celle de l'air qu'il respire.
Source : Gallica

Charles Fraissinet Plus de muscardine pour qui veut… (1847)

Voulez-vous rendre au mûrier noir un peu de cette faveur dont il a joui, prenez de grosses mûres au moment de leur maturité, obtenez-en la graine, semez-la et cultivez-en les pousses, soit en pourette, soit en pépinière, ainsi que je le prescris pour ceux de l'autre espèce aux chapitres suivans.
Les racines du mûrier noir n'ayant pas beaucoup de chevelu, vous devez avoir soin en le plantant à demeure, de lui en laisser le plus possible, afin qu'il puisse plus aisément pomper le suc de la terre et répondre plus promplement
à vos désirs.
Source : Gallica

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