Résumé

P. Combe Éducation du ver à soie, poème en deux chants… (1844)

On comprend facilement que les parcelles de la terre de limon sont si petites, qu'une fois sèches elles pourraient être converties en poussière, et que la poussière boit infiniment plus que le sable, qui n'est autre chose qu'un gravier menu. C'est par cette raison que la pluie, en été, y descend plus profond que dans les terrains limoneux, et que les chaleurs du printemps le trouvant plus poreux, et partant moins chargé d'eau, en ont plutôt absorbé l'humidité; et s'y faisant ainsi plutôt sentir, elles rendent la sève plus active et la feuille plus précoce, quelquefois même plus soyeuse.
Source : Gallica

P. Combe Éducation du ver à soie, poème en deux chants… (1844)

N'oublions pas cependant que ce qui est un bien pour une terre forte serait un grand mal pour une trop légère, où l'Araire-faucheur, contribuant à la faire convertir en
poussière, la rendrait sujette à être emportée par le vent. Et comme le suc nutritif, par la subtilité de sa nature, ou par les vapeurs de la terre, s'élève toujours dans les parties supérieures du sol, il nécessite la culture du coutre ou de la charrue pour être enfoui et pour avoir en dessus une terre moins déliée, et, par conséquent, moins sujette à disparaître sous l'action des éléments dévastateurs.
Source : Gallica

P. Combe Éducation du ver à soie, poème en deux chants… (1844)

Le sol, cependant, se trouve beaucoup mieux quand la terre végétale est toujours au-dessus de l'autre : la nature des sucs qu'elle contient doit, sans doute, par les lois de l'attraction, attirer plus ou moins les matières fertilisantes de l'atmosphère; mais, du moment qu'ils sont enfouis, ils deviennent neutres pour eux-mêmes et ne servent qu'aux racines. La terre, alors, cesse de s'enrichir, et sans le secours de l'engrais elle s'appauvrit.
Source : Gallica

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