Frère Gilles, Les choses qui s’en vont… (1918)
“ Il s’empare de la tissure pour en remplir les trêmes, puis de la chaîne pour en combler les grosses cannelles ; de là son nom. Le cannellier apparaît ensuite, droit, rigide et sec comme un maestro. Artiste avant tout, il groupe avec art les cannelles dodues et bien chantantes et leur fait exécuter l’hymne nationale du tintamarre. Enfin l’ourdissoir (on comprendrait aussi étourdissoir) tend ses larges bras mouvants sur lesquels l’ourdisseuse enroule en spirale les brins de toutes les cannelles qui se dévident, en faisant le bruit dont je viens de parler. ”
