Camille Sabatier de Castres

Élements biographiques

Camille Sabatier de Castres,  La colonie chrétienne : histoire de plusieurs déportés jetés par un naufrage dans une île déserte (1837)

“ Le docteur, cependant, lui enfonça son aviron jusque dans le gosier ; c'était pour nous l'instant d'agir. Eugène, le baron et moi, nous lui appuyâmes le canon de nos fusils entre les mâchoires et nous abaissâmes à la fois la détente ; nos balles durent lui labourer les entrailles. David en même temps frappait à coups redoublés sur le cou ; la peau s'entamait, le sang jaillissait à gros bouillons, et quoique l'animal ne lâchât point encore la pirogue, qu'il fît même des efforts pour la renverser, ses mouvemens n'étaient plus aussi libres, il avait peine à se soutenir. ”
Source : Gallica

Camille Sabatier de Castres,  La grande île : suite de "La capricieuse" (1899)

“ En inclinant un peu plus à l'ouest, nous nous trouvâmes en face d'un haut rocher qui, de même que ceux de Beauséjour, était tout tapissé de vanilliers, d'aristoloches, de viornes et autres plantes grimpantes.
Quelques-unes de ces plantes étaient couvertes de fleurs aux couleurs les plus éclatantes.
Toutes ces corolles brillantes affectaient les formes de nos liserons.
Il s'en dégageait un parfum délicieux.
Voici pour nous dédommager, dis-je, des méfaits du moufette.
Le fait est, reprit Eugène, que le spectacle offert par ce rocher est ravissant. On
dirait une muraille de fleurs.
”
Source : Gallica

Camille Sabatier de Castres,  La colonie chrétienne : histoire de plusieurs déportés jetés par un naufrage dans une île déserte (1837)

“ Le compliment n'était pas exagéré, la cuisine était parfaite. Celte perfection toutefois était due à la bonté de la banane plus encore qu'à l'art et au talent de celui qui avait préparé les mets. Ce n'était pas le cuisinier qui, avec ses assaisonnemens, avait pu donner à la tige de bananier ce goût de chou-fleur, au régime en salade ce goût de scarole, aux bananes frites ce goût de pomme dans les Beignets. Ces goûts si variés, si différens, étaient l'ouvrage de la nature. L'art et le feu n'avaient fait que les développer et les faire ressortir davantage. ”
Source : Gallica

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