Camille Sabatier de Castres, La grande île : suite de "La capricieuse" (1899)
“ En inclinant un peu plus à l'ouest, nous nous trouvâmes en face d'un haut rocher qui, de même que ceux de Beauséjour, était tout tapissé de vanilliers, d'aristoloches, de viornes et autres plantes grimpantes. Quelques-unes de ces plantes étaient couvertes de fleurs aux couleurs les plus éclatantes. Toutes ces corolles brillantes affectaient les formes de nos liserons. Il s'en dégageait un parfum délicieux. Voici pour nous dédommager, dis-je, des méfaits du moufette. Le fait est, reprit Eugène, que le spectacle offert par ce rocher est ravissant. On dirait une muraille de fleurs. ”
