Baulina

Résumé

Baulina,  Apothéose de Raspail (1846)

“ Que dis-je? tremblé plutôt devant le profond Raspail, le plus large de tous les médecins; prends garde que, dans tarage, tu ne fasses comme le corbeau de La Fontaine, ouvrant un large bec et laissant tomber sa proie ; prends garde que le fin renard qui s'est caché dans le paletot-sac de Cotlereau ne s'écrie : Tout homme qui est mû par l'orgueil, tôt ou tard est Vaincu ; tout homme qui veut monopoliser sa science en empêchant les autres de vivre du même produit, finit toujours par courber sa tête sous le poids de créations plus vastes, plus immenses...... ”
Source : Gallica

Baulina,  Apothéose de Raspail (1846)

“ Son diplôme, c'est son camphre, comprends-tu, Fouquier ? Tu parais incrédule, tu ne sais peut-être pas ce que c'est que le camphre, eh bien ! je vais te le dire : c'est une lumière dans l'obscurité , une voix dans le silence, du pain dans la faim ; as tu des durillons, des cors aux pieds, des agassins ou des autres oignons de la même famille ? avec le camphre lu les feras passer. ”
Source : Gallica

Baulina,  Apothéose de Raspail (1846)

“ Maigres philosophes, poètes affamés, peintres délabrés, fabricants déboîtes sans coutures, inventeurs de bains russes, statuaires en délire, éditeurs usuriers, libraires consciencieux, et vous Robert-Macaires de notre époque, Bertrands de l'exploitation, chevaliers de l'industrie, pêcheurs à la ligne, venez danser la froleska, l'aloeska et la camphreska, au grand jour des lumières, dans le vaste champ du génie camphré. Suivez, suivez le monde ; c'est le moment où le colosse, le grand, le gigantesque purgaleur, va lancer L'anathème sur les clystôrés ”
Source : Gallica

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