François-Emile Grimaud

Élements biographiques

François-Emile Grimaud Monographie du camphre. Thèse (1855)

L'acide sulfurique très-étendu n'agit pas sensiblement, l'acide concentré le dissout rapidement M. Chevreul, en distillant de l'acide sulfurique sur du camphre, a obtenu une huile volatile possédant l'odeur du camphre; un résidu charbonneux, qui est une combinaison d'acide sulfurique et de charbon très-hydrogéné, puis une matière astringente, qui est aussi une combinaison d'acide sulfurique, mais qui semble différer de la première en ce que la matière qui est combinée à l'acide est plus hydrogénée, et en ce que l'acide y est en plus grande quantité.
Source : Gallica

François-Emile Grimaud Monographie du camphre. Thèse (1855)

EXTRACTION DU CAMPHRE.
Kempfer est le premier qui ait fait connaître en Europe la méthode appliquée par les Japonais pour extraire le camphre. Ce sont les paysans de cette contrée et de la province de Satsunia qui s'occupent de cette récolte.
Le camphre sort à l'aide d'incisions faites à l'arbre ; ce suc, d'abord liquide, devient peu à peu concret; mais ce produit, rare et recherché, serait insuffisant pour les besoins du commerce : on le retire en s'aidant de l'eau,
portée à l'ébullition, des branches et du tronc.
Source : Gallica

François-Emile Grimaud Monographie du camphre. Thèse (1855)

Cette substance, découverte par M. Frémy, est une huile légère qui bout à 75° ; elle est soluble dans l'alcool et insoluble dans l'eau.
D'après Bouillon-Lagrange, lorsque l'on distille une partie de camphre et deux d'alumine, on a une petite quantité d'acide camphorique, beaucoup d'acide carbonique, du gaz hydrogène carboné, une huile volatile acre, d'une odeur aromatique se rapprochant de celle du thym et du romarin ; sa couleur est jaune d'or ; avec les alcalis elle forme des cristaux solubles dans l'alcool. Enfin elle laisse un résidu d'alumine et de charbon.
Source : Gallica

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