Daubenton, Vandenesse, Malouin, Diderot

Élements biographiques

Daubenton, Vandenesse, Malouin, Diderot L’Encyclopédie, 1re éd.

Lorsque pour faire le baume de soufre on se sert de l’huile d’anis, on le nomme baume de soufre anisé. Ce baume est bon dans les maladies d’estomac & des intestins : il est moins desagréable que les autres. Lorsqu’on fait le baume de soufre avec l’huile de succin, on le nomme baume de soufre succiné : on l’employe lorsqu’il y a complication par maladies de nerfs.
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Daubenton, Vandenesse, Malouin, Diderot L’Encyclopédie, 1re éd.

Elle se tire par incision de quelques arbres qui croissent dans la Nouvelle Espagne, où les habitans la reçoivent dans de petits vaisseaux de cire noire : elle ressemble au baume de Giléad pour le goût & pour l’odeur, selon qu’elle devient vieille ; elle prend la consistance d’un baume sec.
Baume d’ambre liquide, est une résine claire & rouge, produite par un arbre de la nouvelle Espagne, appellé par les naturels du pays ososol ; il ressemble à l’ambre gris, sur-tout par l’odeur, d’où vient son nom.
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Daubenton, Vandenesse, Malouin, Diderot L’Encyclopédie, 1re éd.

Le baume de soufre est en usage lorsqu’il y a ulcere aux poumons après une fluxion de poitrine, une pleurésie, une péripneumonie, après l’empyeme & la vomique, en général lorsqu’on soupçonne un abcès dans l’intérieur, & qu’on juge que la matiere peut prendre la route des urines ou celle de la transpiration. Il faut donner tous les matins, & quelquefois tous les après-midi, du baume de soufre dans de la conserve de violette, de rose, ou de fleurs de pié-de-chat, depuis une goutte jusqu’à dix.
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