Émile René Pourias, La Chine, huit ans au Yun-Nan… (1892)
“ Pourtant, rien n'est par lui-même plus enchanteur que le site de Yun-nan-sen. Que de fois, depuis, j'ai admiré du haut des remparts les superbes paysages qui de tous côtés s'offrent à la vue. Ici à l'est, c'est, comme à Kiu-tsin, la plaine large, coupée de canaux et parsemée de rizières. Au midi, s'étend le vaste et majestueux lac de Kouen-Yang ou Tien-tchy, sillonné de barques, et dont les rives, bordées d'algues marines, sont peuplées d'oiseaux aquatiques. Au nord et un peu à l'ouest, le terrain s'accentue et s'élève pour se transformer peu à peu en de véritables montagnes. ”
