Émile René Pourias

Élements biographiques

Émile René Pourias La Chine, huit ans au Yun-Nan… (1892)

Pourtant, rien n'est par lui-même plus enchanteur que le site de Yun-nan-sen. Que de fois, depuis, j'ai admiré du haut des remparts les superbes paysages qui de tous côtés s'offrent à la vue. Ici à l'est, c'est, comme à Kiu-tsin, la plaine large, coupée de canaux et parsemée de rizières. Au midi, s'étend le vaste et majestueux lac de Kouen-Yang ou Tien-tchy, sillonné de barques, et dont les rives, bordées d'algues marines, sont peuplées d'oiseaux aquatiques. Au nord et un peu à
l'ouest, le terrain s'accentue et s'élève pour se transformer peu à peu en de véritables montagnes.
Source : Gallica

Émile René Pourias La Chine, huit ans au Yun-Nan… (1892)

A peu près à la même époque, un lettré, maître d'école, nommé Kia-tchen-kang, se faisait chrétien à la capitale et recevait le baptême des mains de M. Fenouil.
Ce lettré était des environs de Kiu-tsin, d'une petite localité voisine de Tsao-kia-yn. C'était une âme simple, droite et sans ambition ; à une intelligence vive et cultivée il joignait un extérieur avantageux. La vérité de l'Évangile l'avait frappé, et il avait aussitôt embrassé notre sainte religion avec ardeur et conviction.
Source : Gallica

Émile René Pourias La Chine, huit ans au Yun-Nan… (1892)

Qui n'a entendu répéter sur tous les tons que le scepticisme ou l'indifférence en matière de religion est la cause principale du peu de progrès que fait le christianisme dans le Céleste Empire? Je ne nie pas que le Chinois, par nature, ne soit quelque peu sceptique et que l'amour du lucre et du bien-être en cette vie ne devienne souvent un des principaux mobiles de sa conduite, mais, à mon avis, ce n'est pas le seul obstacle, ni le plus redoutable.
Le Chinois, élevé en Chine, est timide autant que circonspect. La crainte de se compromettre est chez lui comme une seconde nature.
Source : Gallica

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