Jean-Jacques Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique
“ Ah ! si vous aviez été moins cruel et plus avisé, l’Opossum n’aurait pas quitté ses bois, et il eût dû se contenter d’un écureuil, d’un levraut, des œufs du dindon sauvage, ou des grappes de raisin qui pendent, avec tant de profusion, de chaque arbre de nos forêts. Inutiles reproches ! vous ne m’écoutez pas. La femelle de l’Opossum peut être citée comme un modèle de tendresse maternelle. Plongez du regard au fond de cette singulière poche où sont blottis ses jeunes, chacun attaché à sa tétine. L’excellente mère ! non-seulement elle les nourrit avec soin, mais les sauve de leurs ennemis. ”
