Résumé

Portrait de Oscar Wilde Oscar Wilde La chasse à l'oppossum

Robert riait de mon air déconfit.
— Allons, mon bon, ne te désole pas, nous l’aurons, ton opossum.
Il appela le bushman.
— Dick, venez tirer mon ami d’embarras.
— Il y a deux moyens, répondit le bushman après avoir mesuré de l’œil la hauteur et la grosseur de l’arbre : grimper...
— Vous n’y songez pas ; mon brave ! dis-je à cet homme ; grimper après ce tronc lisse que cinq personnes pourraient à peine embrasser !
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Portrait de Oscar Wilde Oscar Wilde La chasse à l'oppossum

«Un jour, cependant, un indigène lui dit, que si lui, Dick, voulait aller se placer à dix mètres derrière lui, il lancerait le boomerang en avant, atteindrait un but déterminé, et qu'en revenant, il irait frapper Dick en pleine poitrine.
«Mon vieux bushman rit beaucoup de la prétention du «sauvage» et accepta résolument sa proposition. Debout, à quelques pas, en arrière, les bras croisés sur la poitrine, avec la tranquillité d'un homme sûr de son fait, il attendit... pas longtemps.
«Le sauvage prit d'un coup d'oeil ses mesures, lança son boomerang, et le morceau de bois, après avoir touché le but désigné, revint avec une telle vélocité, un tel bruit sinistre que mon pauvre Dick serait sorti de cette expérience fêlé de tous les côtés et la poitrine brisée, s'il ne se fût vivement et prudemment jeté le nez dans le gazon.
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La proposition fut acceptée avec enthousiasme ; et tout aussitôt les hommes se mirent en chasse ; nous les suivions à cheval pas à pas.
Tout à coup, un des indigènes s’arrête devant un eucalyptus de belle taille, regarde l’écorce avec une attention minutieuse, recule, mesure de l’œil la hauteur du tronc, et se met à danser comme un fou.
— Opossum ! s’écrie-t-il enfin avec un accent guttural.
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