Paul Bilhaud

Résumé

Paul Bilhaud Les vacances de Bob et Lisette (1894)

« Je me charge de
le pêcher, avait
dit Bob.
— Non, non, avait
dit son père; un brochet est, un poisson difficile à prendre; nous le
pécherons avec toi. »
Bob n'avait pas insisté, mais il s'était promis de prouver qu'il était capable de venir à bout, à lui seul, de l'ogre des poissons de l'étang.
C'est dans ce dessein que, ce matin-là, il s'était
levé avant tout le monde.
Arrivé à l'étang, il mit une amorce à son hameçon, jeta sa ligne et regarda attentivement le bouchon de liège qui se dandinait au gré des petites vagues produites par la brise glissant sur l'étang.
Source : Gallica

Paul Bilhaud Les vacances de Bob et Lisette (1894)

Lisette fit, avec son foulard, une mentonnière à Bob qui, en somme, avait eu plus de peur que de mal, car il s'en débarrassa bientôt, ne se ressentant déjà plus de son accident.
D'ailleurs le résultat de son coup de fusil lui faisait oublier tout le reste.
« Une perdrix! s'écria-t-il avec fierté; je puis dire que je suis un vrai chasseur : j'ai tué une perdrix!!! »
Source : Gallica

Paul Bilhaud Les vacances de Bob et Lisette (1894)

Lisette voudrait bien s'asseoir aussi sur le fort, mais il n'y a pas de place.
Elle s'éloigne, laissant Bob dans son attitude de plus en plus décidée.
Il était là depuis une heure, lorsqu'il lui sembla que le fort tremblait sur sa
base. Bob regarde à ses pieds et s'aperçoit avec terreur qu'il est entouré d'eau.
Il n'avait pas songé que la marée monterait et qu'alors la mer couvrirait entièrement la plage. Il se met
debout, fait des signes de détresse, et appelle au secours. Le bruit de l'eau couvre sa voix, et la mer monte, monte toujours.
Source : Gallica

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