Louise Raymond

Louise Raymond

Résumé

Portrait de Louise Raymond Louise Raymond Les Petits Soldats

Oh ! c’est à en mourir de peur !
« Encore si Bob était avec moi ! se dit-il. »
Et il pense à ce pauvre petit nègre qu’il a si souvent battu.
« Oh ! reprend-il, pourquoi Malotru n’est il pas resté près de moi ? »
Il a oublié la laideur du chien jaune... comme il le caresserait s’il revenait. Il ne pleure plus : ce sont de grands cris qu’il jette... il appelle sa mère... il appelle Catiche, Bob et jusqu’à Malotru lui-même.
Tout à coup, une voix a répondu à ses cris. Il y a quelqu’un, là, de l’autre côté du bayou, mais la nuit est trop sombre, notre petit garçon ne peut distinguer personne.
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« Qu’est-ce donc, Catiche ? demanda-t-elle en riant. Où allez-vous donc tous comme cela ?
— Maîtresse, répondit la bonne créature, tout heureuse de procurer un nouveau plaisir à son jeune maitre : c’est un conscrit qui va apprendre l’exercice.
— Tiens, Malotru, voilà pour te donner du cœur, dit madame Delavaine en jetant un morceau de gâteau au chien. Allez... et faites en sorte que tout se passe bien. »
Ceci était à l’adresse de Gustave ; il le comprit et, comme il était de bonne humeur, il envoya à sa mère un baiser au bout de ses doigts.
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Gustave, cette fois a tenu parole : il a quatorze ans aujourd’hui ; c’est un garçon accompli, doux, affable, et d’une humeur toujours égale. Tous les enfants de son âge le recherchent ; il est pour eux d’une complaisance extrême. Son aimable caractère ne se dément jamais. Bob est devenu son domestique de confiance.
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