Résumé

Normand et Gascon, ou l'embarras du choix… (1865)

LE NORMAND.
Oui, bien entendu; vous nous donnerez deux cents francs de gages.
LE GASCON.
Oui; allons, c'est compris; n'en parlons plus.
M. PÉTELLE (tendant la main ponr prendre le bras du gascon) . Donnez-moi votre bras.
LE GASCON.
Mon bras?
M. PÉTELLE.
Oui.
LE GASCON.
Mais, c'est pas convenu, çà? (A part.) Que veut-il faire?
M. PÉTELLE.
Je veux vous tâter le pouls.
LE GASCON.
Me tâter le pouls? mais je ne suis pas malade.
.— —
M. PÉTELLE.
C'est égal.
LE GASCON.
Mais du tout, ce n'est pas égal; on ne tâte pas le pouls aux gens qui se portent bien.
Source : Gallica

Normand et Gascon, ou l'embarras du choix… (1865)

LE NORMAND.
C'est un vieil usage; on doit le respecter.
LE GASCON.
Pardine! je donnerais bien le pied aussi, (il tend la bru et M. Pételle lui tàte le pouls.) -
M. PÉTELLE (gravement.)
Oui, il y a du bon.
LE GASCON.
Ah! je crois bien qu'il y en a, et plus qu'on ne pense.
M. PÉTELLE (prenant la main du normand.) Voyons, vous ; (gravement) c'est mieux.
LE GASCON.
J'y comprends rien dans tout ça; il me semble que je suis dans un hôpital.
M. PÉTELLE.
Eh bien ! mon ami, sachez qu'on ne doit jamais parler de
ce qu'on ne comprend pas.
Source : Gallica

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