Auguste Goudard, Notice sur la ville de Cette.… (1853)
“ Cette irrégularité du port, si gracieuse pendant l'été, produit, dans les nuits d'hiver, des effets fantastiques, quand le vent du Levant se lève, ajoutant sa voix triste aux grands bruits de la mer. Pendant ces sombres nuits, l'œil ne pouvant pas suivre au milieu de la brume les sinuosités des quais, les feux du gaz semblent, aux endroits courbes , surgir du milieu du port. Ils paraissent et disparaissent comme des météores dans les mâts agités, et l'un dirait que ces flammes sont portées par des ombres affolées par la peur, qui courent au hazard pour éviter l'orage. ”
