Auguste Goudard

Résumé

Auguste Goudard Notice sur la ville de Cette.… (1853)

Cette irrégularité du port, si gracieuse pendant l'été, produit, dans les nuits d'hiver, des effets fantastiques, quand le vent du Levant se lève, ajoutant sa voix triste aux grands bruits de la mer. Pendant ces sombres nuits, l'œil ne pouvant pas suivre au milieu de la brume les sinuosités des quais, les feux du gaz semblent, aux endroits courbes , surgir du milieu du port. Ils paraissent et disparaissent comme des météores dans les mâts agités, et l'un dirait que ces flammes sont portées par des ombres affolées par la peur, qui courent au hazard pour éviter l'orage.
Source : Gallica

Auguste Goudard Notice sur la ville de Cette.… (1853)

Les premiers habitants de l'île furent donc, vers le sud, quelques pauvres pêcheurs dont je ne vous parlerai pas, attendu que j'ignore leurs mœurs et leurs habitudes, et, sur la rive nord, des agriculteurs de Bouzigues, qui construisirent un hameau dont je vous parlerai trop peutêtre, car tous mes souvenirs d'enfance m'entraînent vers les bords de notre étang de Thau , bien plus beau que les lacs de Suisse et d'Italie, surtout pendant l'automne, quand, au soleil couchant, mille rayons dorés, glissant sur les Pyrénées, viennent se mirer dans ses eaux.
Source : Gallica

Auguste Goudard Notice sur la ville de Cette.… (1853)

Les questions d'art et de perspective se marient très-bien à celle de l'industrie, et sans doute le port n'aurait pas été moins propice au commerce, si nous avions pu jouir en promenant au Môle, de la vue de l'étang , qui aurait eu pour fond Balaruc ou Bouzigues , avec leurs collines brunes.
Cependant, n'exagérons rien : cette absence de perspective que pendant le jour on regrette, devient une qualité quand arrive la nuit, qui ne demande pas des réalités
mais des rêves.
Source : Gallica

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