Marius Étesse, Le caoutchouc en Nouvelle-Calédonie (1908)
“ Non seulement sur le Domaine de l’État, mais même dans les propriétés privées, ces arbres sont saccagés, mutilés par les maraudeurs. Ils poussent l’audace jusqu’à venir auprès des habitations et au bord des routes opérer leurs rapines. Armés de hachettes ils pratiquent des entailles très profondes et très rapprochées, parfois même elles entourent la branche comme un anneau, et la vouent fatalement à la mort. Ce qui plus est, ils semblent s’acharner après ces arbres; tels des vampires, ils s’abattent sur l’arbre et veulent avoir jusqu’à la dernière goutte de son latex. ”
