Résumé

Marius Étesse Le caoutchouc en Nouvelle-Calédonie (1908)

Non seulement sur le Domaine de l’État, mais même dans les propriétés privées, ces arbres sont saccagés, mutilés par les maraudeurs. Ils poussent l’audace jusqu’à venir auprès des habitations et au bord des routes opérer leurs rapines. Armés de hachettes ils pratiquent des entailles très profondes et très rapprochées, parfois même elles entourent la branche comme un anneau, et la vouent fatalement à la mort. Ce qui plus est, ils semblent s’acharner après ces arbres; tels des vampires, ils s’abattent sur l’arbre et veulent avoir jusqu’à la dernière goutte de son latex.
Source : Gallica

Marius Étesse Le caoutchouc en Nouvelle-Calédonie (1908)

Cependant, à l’heure actuelle un mouvement nouveau se fait sentir ; on veut refaire des peuplements d’arbres à caoutchouc, mais, tournure d’esprit qu’on retrouve dans bien des pays, on ne veut pas s’adresser à la plante indigène, on la dédaigne presque pour le Ficus élastica.
Rien cependant n’est plus facile que la multiplication du caoutchouc de Sâ. Autant, sinon plus que le Ficus élastica, il a tendance à produire des racines aériennes sous l’influence de plaies. En favorisant cette tendance on obtient de très beaux plants qui mis en terre se développent vigoureusement.
Source : Gallica

Marius Étesse Le caoutchouc en Nouvelle-Calédonie (1908)

Non seulement la richesse du pays en serait accrue, et des mamelons qui aujourd’hui sont regardés comme sans valeur pourraient dans un délai plus ou moins long donner au pays de nouvelles ressources, mais une industrie nouvelle se créerait auprès de l’industrie minière et agricole, ce serait l'industrie forestière, qui aurait encore, en plus, le grand avantage, d’améliorer le climat et le régime des eaux.
Source : Gallica

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