Marius Étesse

Élements biographiques

Marius Étesse Les grands produits africains (1930)

Dans la palmeraie, à la base des larges feuilles du palmier à huile, on voit pendre vers l’extérieur, les régimes contenant les fruits, grosses boules hérissées de piquants formés par les bractées qui protègent le fruit. Leur cueillette n’est pas aisée. Elle demande une ascension le long du tronc, et une gymnastique spéciale de la part des indigènes et en tout semblable à celle qu’ils effectuent pour la récolte du vin de palme.
Source : Gallica

Marius Étesse Les grands produits africains (1930)

C’était du gros ricin rouge déhiscent de l’Inde. Quoique cette station soit administrative, le problème de la main-d’oeuvre y existait d’autant plus que le port de Dakar regorgeait de bateaux de blé à décharger, payant bien leurs manoeuvres, tandis que les services agricoles ne disposaient que de crédits parcimonieusement accordés. « Pas d’argent, pas de Suisses », dit le proverbe, et sa véracité se reconnaît dans tous les pays. Nous pouvions tout au plus disposer de deux indigènes pour la récolte d’un hectare. Ce qui n’était pas possible en recueillant les graines à terre.
Source : Gallica

Marius Étesse Le caoutchouc en Nouvelle-Calédonie (1908)

Non seulement sur le Domaine de l’État, mais même dans les propriétés privées, ces arbres sont saccagés, mutilés par les maraudeurs. Ils poussent l’audace jusqu’à venir auprès des habitations et au bord des routes opérer leurs rapines. Armés de hachettes ils pratiquent des entailles très profondes et très rapprochées, parfois même elles entourent la branche comme un anneau, et la vouent fatalement à la mort. Ce qui plus est, ils semblent s’acharner après ces arbres; tels des vampires, ils s’abattent sur l’arbre et veulent avoir jusqu’à la dernière goutte de son latex.
Source : Gallica

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