Résumé

Vie abrégée du vénérable J.-Gabriel Perboyre… (1886)

Tout était de nature à décourager un homme moins accoutumé que lui àcompter sur le secours de Dieu : au dedans, avec une maison dépourvue de ressources, des élèves peu habitués à la discipline; au dehors, des inimitiés ou des préventions; et, parmi les personnes même les plus sympathiques à la maison, des appréhensions que semblait justifier la jeunesse du nouveau supérieur. Mais sachant, suivant la parole de saint Vincent, que « la Providence ne nous abandonne jamais dans les œuvres que nous n'entreprenons que par ses ordres », M. Perboyre ne se laissa point effrayer par tant de difficultés.
Source : Gallica

Vie abrégée du vénérable J.-Gabriel Perboyre… (1886)

Le mandarin les fit apporter au tribunal, et, prenant successivement le calice, le missel, les ornements sacrés et tout ce qui sert au Saint-Sacrifice de la Messe, il demanda au serviteur de Dieu quel usage on en faisait. Celui-ci répondit qu'on s'en servait pour offrir un sacrifice en l'honneur de Dieu.
Et comme on lui demandait s'il était Européen et chef d'une secte fausse et impie : « Je suis Européen, dit-il, et missionnaire, non d'une secte fausse et impie, mais de la seule religion véritable. »
Source : Gallica

Vie abrégée du vénérable J.-Gabriel Perboyre… (1886)

« Que pourras-tu gagner, dit-il, en adorant ton Dieu ? — Le salut de mon âme, répondit le confesseur; le ciel, où j'espère monter après ma mort. — Insensé, reprit le mandarin, l'as-tu jamais vu le paradis? »
Puis se tournant vers les autres chrétiens captifs : « Je vais vous enseigner ce qu'est le paradis et ce qu'est l'enfer. Ètre comblé dans cette vie de richesses et d'honneurs, voilà le paradis; être au contraire, comme vous aujourd'hui, condamné à mener une vie pauvre, souffrante et misérable, voilà l'enfer. »
Source : Gallica

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