Résumé

Les martyrs en Chine (1873)

Les deux bourreaux saisissent la poitrine des patients, la coupent d'un seul coup, et jettent à terre des lambeaux d'un demi-pied de long. Le catéchiste, les yeux fixés sur le Missionnaire, ne lui voit faire aucun mouvement. Les bourreaux le saisissent encore, deux énormes morceaux de chair sont encore coupés. Le patient s'agite, sa vue se porte vers le ciel. On descend aux jambes, deux lambeaux tombent sous le fer. Alors la nature épuisée succombe, la tête s'incline, l'âme du Confesseur s'envole au ciel!. Frappe, bourreau, le cadavre est insensible, le Martyr a déjà reçu sa couronne !.
Source : Gallica

Les martyrs en Chine (1873)

Tandis que son sang s'écoule sans pouvoir être recueilli, le bourreau prend la tête par une oreille, et la jette à quelques pas; puis il lèche, comme une bête féroce, son sabre encore tout fumant. Vient le tour des autres bourreaux ; mais ils sévissent en vain sur ses restes inanimés. Le même qui a décollé le Martyr lui coupe le bras gauche, et un second le bras droit, tous deux aux coudes. Ces membres, détachés des piquets, sont lancés à quelque distance. Deux autres bourreaux, à grands coups de hache, amputent les jambes aux genoux, et les jettent aussi à l'écart.
Source : Gallica

Les martyrs en Chine (1873)

Je le sais, répondit Mgr Borie. » Aussitôt les soldats plantèrent des pieux en terre ; ses pieds et ses mains y furent attachés, on plaça une tuile sous son ventre, une autre sous son menton, on le frappa de trente coups de verges. Pendant les vingt premiers il ne poussa pas un seul soupir, quoique le sang ruisselât de sa chair en lambeaux : ce n'est qu'aux dix derniers qu'il fit entendre quelques gémissements.
Tant que dura cette cruelle flagellation, on remarqua qu'il tenait son mouchoir dans sa bouche. « C'est assez, dit le mandarin aux exécuteurs ; nous perdons notre temps à le frapper. »
Source : Gallica

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