Résumé

Portrait de Auguste Anicet-Bourgeois Auguste Anicet-Bourgeois Dgenguiz-Khan, ou La conquête de la Chine

ELMAÏ. Qu’entends-je ?.. Seigneur, vous m’aviez promis...
L’EMPEREUR. De ne pas désigner Idamé : je tiens ma parole. Les noms de mes douze filles sont dans cette urne. L’étranger va lui-même interroger le sort ; mais quel que soit le nom qui sortira de l’urne, je jure que la volonté du destin sera sacrée pour moi. Au nom de votre maître prenez-vous le même engagement ?
MARCO. Oui, seigneur.
ELMAÏ, pressant sa fille sur son cœur. Oh ! ayez pitié d’elle et de moi, mon Dieu !
LIPAO, s’inclinant. Tout est disposé, seigneur.
L’EMPEREUR. Envoyé de Dgenguiz, remplissez votre mission.
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MARCO. Ma pauvre mère !
ELMAÏ. Je suis mère aussi, moi... et ma fille est loin de moi, et je veux l’embrasser une dernière fois. Chrétien, il dépend de toi seul de me rendre à elle.
MARCO. Parle, femme.
ELMAÏ. Mon mari, soldat de Tschongaï, vaincu par Dgenguiz-Kan, s’est renfermé dans les murs de Péking, ma fille y est aussi ; si tu consens à ce que je suive ces envoyés, tu m’auras rendue à mon époux, à ma fille... Dis, le veux-tu ?
MARCO. Tu peux partir avec nous.
ELMAÏ. Sois béni, noble étranger, et fasse le ciel que ta mère te voie à son chevet quand sonnera sa dernière heure.
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ELMAÏ. Que dis-tu ?
ONLO. Il sera porté devant nous... À sa vue, crois-tu qu’il puisse être un homme, quelque vieux ou faible qu’il soit, qui ne saisisse ses armes et marche contre le barbare ?
TOUS. Oui... oui... le corps d’Idamé !
ELMAÏ, se plaçant devant le palanquin. Oh ! jamais !
ONLO. Fille de Tschongaï, nous rougirons ton voile du sang des Mongols... et nous allons immoler à tes pieds l’homme qui fut ton bourreau peut-être !
On se jette sur Marco, on le renverse devant le palanquin d’Idamé, et l’on va le frapper. ELMAÏ. Arrêtez, barbares, arrêtez !
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