Résumé

Ludwik Lejzer Zamenhof Discours lors du premier congrès universel d’espéranto

Généralement l’entente réciproque n’est alors obtenue que d’une manière détournée, humiliante et injuste, car un membre d’une certaine nation s’humilie devant celui d’une autre nation dont il parle la langue, comme s’il avait honte de la sienne ; il balbutie, rougit et se trouve gêné devant son interlocuteur tandis que celui-ci se sent fort et fier. Dans notre réunion, au contraire, il n’y a pas de nations fortes ou faibles, privilégiées ou sacrifiées, personne ne s’abaisse, personne n’est gêné ; nous sommes tous sur un terrain neutre, tous égaux en droits
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Ludwik Lejzer Zamenhof Discours lors du premier congrès universel d’espéranto

Bientôt commenceront les travaux de notre Congrès, qui est consacré à la véritable fraternité des hommes. En ce moment solennel mon cœur est plein d’un sentiment indéfinissable et mystérieux, et j’éprouve le désir de le soulager par quelque prière, de m’adresser à quelque force supérieure, pour invoquer son aide et sa bénédiction. Mais, de même qu’en cet instant je ne suis plus citoyen d’un certain pays, mais simplement un homme, de même aussi je sens qu’en cet instant je n’appartiens pas à une religion nationale ou à une confession déterminée, mais que je suis simplement homme.
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Ludwik Lejzer Zamenhof Discours lors du premier congrès universel d’espéranto

À présent je vois devant moi un nombre considérable d’amis ardents de l’Espéranto, qui représentent presque tous les pays du globe terrestre, presque toutes les nations du monde, tous les rangs, conditions de classes de l’humanité. Très grande et étendue est déjà notre littérature, très nombreux nos journaux ; nous avons maintenant des groupes et clubs d’espérantistes dans le monde entier, et le nom de notre affaire n’est maintenant inconnu à aucun homme éclairé.
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