Résumé

Ce qu'il nous faut : lettre aux paysans (1871)

Quant à la religion, elle peut souffrir, mais elle a les promesses du Ciel et elle survivra à ses persécuteurs. Toutefois, c'est un signe effrayant que vous flattiez la révolution que vous devez craindre, et que vous redoutiez l'Eglise, la royauté, la noblesse, dont vous avez tout à espérer. Les désastres qui ont marqué la chute de l'Empire, les horreurs qui ont eu lieu à Paris auraient dû, ce semble, ouvrir les yeux aux plus aveugles; il n'en est rien. On a peur de Henri V, que nous devrions tous aller chercher.
Source : Gallica

Ce qu'il nous faut : lettre aux paysans (1871)

Henri V n'aura pas , comme les gouvernements de hasard, à faire sa fortune et la fortune de ses serviteurs.
Henri V, c'est l'histoire de France qui se continue ; c'est la révolution, qui dure depuis quatre-vingt-deux ans , enfin domptée. C'est la fin de ces renouvellements périodiques qui affligent les honnêtes gens.
Vous voulez un gouvernement stable? N'appelez pas un pouvoir d'aventure. Vous voulez une royauté permanente? Appelez le roi de France, celui qui représente seul chez nous le principe de l'hérédité monarchique.
Source : Gallica

Ce qu'il nous faut : lettre aux paysans (1871)

Napoléon III nous avait enrichis; mais il nous fait perdre beaucoup plus qu'il ne nous a fait gagner; en tombant il laisse la France ruinée, humiliée, démembrée. C'est une prospérité qui finit par nous coûter trop cher.
Au reste, il ne faut pas croire que l'empire pourrait vous la rendre. On ne peut revenir sur le passé. Il faut payer ces huit milliards. Quel que soit le gouvernement, il aura une lourde charge. L'empire se trouverait en face des mêmes difficultés, peut-être en face de plus grandes, ne pouvant plus compter sur la même confiance.
Source : Gallica

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