Résumé

Léon Provin Le trône et l'autel : réplique à "l'Indépendant rémois" (1871)

Vous nous regardez probablement comme un ennemi de la République. Nous ne le sommes pas quand même, et nous croyons être pour elle bien moins redoutable que vous-mêmes. Ce qui perd la République en France, on vous l'a dit sur tous les tons, et M. Thiers vous l'a répété, ce sont les républicains. Ce qui la perd, c'est qu'il est évident à tous les yeux non prévenus qu'il existe une solidarité bien plus étroite entre la République et l'impiété que celle que vous croyez voir entre le trône et l'autel, comme vous dites.
Source : Gallica

Léon Provin Le trône et l'autel : réplique à "l'Indépendant rémois" (1871)

Le Siècle ajoute que la République est bien bonne de supporter nos attaques. Vraiment ! ignore-t-il que le pouvoir actuel est intérimaire et que tout citoyen français a le droit, même le devoir, d'affirmer ses préférences ? La République nous tolère parce que nous la tolérons. Si le gouvernement mettait obstacle à la libre expression des sentiments monarchiques, il trahirait son mandat et la majorité de l'Assemblée ne le supporterait point.
» Le National, éprouvant comme le Siècle le besoin de déplacer le débat, nous appelle « Basile » et « malhonnête homme », — c'est signé I. Rousset.
Source : Gallica

Léon Provin Le trône et l'autel : réplique à "l'Indépendant rémois" (1871)

« Le National et le Siècle veulent bien reconnaître qu'ils n'ont pas précisément dit la vérité en affirmant qu'un manifeste du comte de Chambord avait été lu dans toutes les églises du diocèse de Versailles. Ils n'ont pas, d'ailleurs, assez de loyauté pour retirer absolument leur affirmation. Un tel acte les compromettrait vis-à-vis de leur public. Ils soutiennent donc qu'il y a eu quelque chose et maintiennent toutes leurs observations.
» Le Siècle consentirait cependant à désavouer son correspondant si nous affirmions que le manifeste n'a été lu dans aucune église, ni à aucune messe.
Source : Gallica

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