Jean Cocteau,
Le Coq et l’Arlequin
“ Nous ressentons les crampes d‘un arbre qui pousse par saccades avec toutes ses branches. Il y a dans la hâte même de cette sublime croissance quelque chose de théâtral. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre : Wagner nous cuisine à la longue ; Stravinsky ne nous laisse pas le temps de dire « ouf ! », mais l’un et l’autre agissent sur nos nerfs. Ce sont des musiques d’entrailles ; des pieuvres qu’il faut fuir ou qui vous mangent. C’est la faute du théâtre. Il y a du mysticisme théâtral dans le sacre. Ne serait-ce pas de la musique qui s’écoute dans les mains ? ”

