Camille Bellaigue, Revue musicale - Beethoven, d'après les témoins de sa vie
“ Pour ce qu’il y a de bon, de fort, en un mot, pour la vraie musique, tout sentiment s’est perdu ici. En vérité, vous autres Viennois, c’est là que vous en êtes. Rossini et consorts, voilà vos héros. Quelquefois Schuppanzigh [1] me demande un quatuor. Quant aux symphonies, vous n’avez pas le temps. Et vous ne voulez pas de Fidelio. Rossini, Rossini vous plait par-dessus tout. A moins que peut-être vos productions à vous-mêmes, vain babil et chansonnettes sans âme, ne vous aient rendus insensibles à l’art véritable. En tout cas, Viennois, voilà votre goût. ”
