May de Rudder

Résumé

May de Rudder,  Le Guide musical

“ Le compositeur n’était pas impassible ; sensible aux charmes de la nature, âme douce et tendre en même temps qu’énergique et fière, mais sans passion violente, sa musique est le reflet fidèle de cette nature pour ainsi dire « olympienne ». Sans doute, on n’y trouvera pas ces éclats, ces cris de douleur, de révolte, ces longues plaintes d’infinie tristesse comme dans Beethoven, ni la mélodie continue, phrase d’espoir, d’amour, de passion torturée ou triomphante comme dans Wagner. Chez Bruckner, il n’y a pas cette diversité dans les sentiments ”
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May de Rudder,  Le Guide musical

“ Ce qui le caractérise encore et ce qui a pu le faire ranger parmi les « impassibles » en musique, c’est qu’il reste toujours maître de lui-même. Dès qu’il sent que le souffle lyrique l’exalte et va l’emporter, il l’arrête ; alors un thème choral s’élève et se développe largement, créant à la symphonie une atmosphère d’apaisement et de douce mysticité. Presque tous les premiers mouvements, allegros et adagios, les finales aussi sont bâtis de cette manière et donnent l’impression d’une œuvre grande, calme, olympienne. ”
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May de Rudder,  Le Guide musical

“ Bruckner restera, comme Beethoven et comme Brahms, un des géants de la symphonie. Exclusivement musicien, comme nous l’avons vu plus haut, il est tout naturel que Bruckner soit toujours resté dans le domaine de la musique pure. Le plan de ses symphonies est celui de Beethoven, souvent même avec des développements plus longs, ce qui nuit parfois à la concision. Quant à l’orchestration, elle est toute moderne et se ressent fortement de l’influence wagnérienne. ”
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