Constantin Photiadès

Élements biographiques

Constantin Photiadès,  Ronsard et son luth (1925)

“ Au reste, les consolations et les dédommagements ne faisaient pas défaut à Ronsard. La Renaissance avait le privilège d'évoquer, pendant quelques heures, la musique, la danse, l'histoire, le drame, la poésie lyrique, toute la riante mythologie du Parnasse. Tournois, joutes, carrousels, ballets, intermèdes, spectacles étonnants et magnifiques, féeries dignes de la main d'Armide, jeux d'une Cour éternellement juvénile et insatiable de plaisirs, autant de prétextes pour rassembler le chœur charmant des Muses. ”
Source : Gallica

Constantin Photiadès,  La Revue de Paris

“ « On ne peut contrefaire le génie. »
À la vérité, la grandeur de Bruckner est d’un autre ordre. L’essentiel se trouve ailleurs. L’écrirons-nous, au risque d’effaroucher ceux qui n’envisagent dans l’art des sons que le phénomène auditif à l’état brut, indépendamment de ses résonances intellectuelles ou affectives, comme si la musique n’était pas avant tout un langage ? Oui, certes, osons le dire : l’excellence d’Anton Bruckner n’a point tenu à sa maîtrise de la forme ou de la couleur ; elle tient à des éléments moraux et spirituels.
”
Source : Wikisource

Constantin Photiadès,  Ronsard et son luth (1925)

“ Ne serait-ce point trahir Ronsard, l'avilir et le prostituer, que de lui refuser cette docte et majestueuse polyphonie qu'ils croient tenir en droiture des anciens? Avec quelle colère ou plutôt, avec quel mépris, n'observent-ils pas
les nobles et les bourgeois qui se détournent du contrepoint! Avide de mélodie pure, un public fourvoyé accommode à son caprice leurs chansons les plus jolies. Toute une séquelle de plats valets, adaptateurs faméliques, éditeurs matois comme Adrian Le Roy et Robert Ballard, se prêtent à cette besogne, flattant sans scrupule la plus récente lubie de leur clientèle.
”
Source : Gallica

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