Constantin Photiadès

Résumé

Constantin Photiadès,  Ronsard et son luth (1925)

“ Au reste, les consolations et les dédommagements ne faisaient pas défaut à Ronsard. La Renaissance avait le privilège d'évoquer, pendant quelques heures, la musique, la danse, l'histoire, le drame, la poésie lyrique, toute la riante mythologie du Parnasse. Tournois, joutes, carrousels, ballets, intermèdes, spectacles étonnants et magnifiques, féeries dignes de la main d'Armide, jeux d'une Cour éternellement juvénile et insatiable de plaisirs, autant de prétextes pour rassembler le chœur charmant des Muses. ”
Source : Gallica

Constantin Photiadès,  Ronsard et son luth (1925)

“ Ne serait-ce point trahir Ronsard, l'avilir et le prostituer, que de lui refuser cette docte et majestueuse polyphonie qu'ils croient tenir en droiture des anciens? Avec quelle colère ou plutôt, avec quel mépris, n'observent-ils pas
les nobles et les bourgeois qui se détournent du contrepoint! Avide de mélodie pure, un public fourvoyé accommode à son caprice leurs chansons les plus jolies. Toute une séquelle de plats valets, adaptateurs faméliques, éditeurs matois comme Adrian Le Roy et Robert Ballard, se prêtent à cette besogne, flattant sans scrupule la plus récente lubie de leur clientèle.
”
Source : Gallica

Constantin Photiadès,  Ronsard et son luth (1925)

“ Longtemps avant Ronsard, les troubadours du Moyen âge ont cru apercevoir un luth entre les mains des Muses. Aux enluminures de nos vieux manuscrits, Terpsichore l'effleure d'un plectre, tandis qu'Euterpe, Erato et Calliope, plus recueillies, méditent sa cantilène. Ronsard, au moment de psalmodier ses vers, demandera donc à son page, indifféremment, une lyre ou bien un luth.
Au point de vue plastique, tel luth signé d'un maître en renom comme Gaspard Duiffoprugcar, est un pur chef-d'œuvre. Rien qui fasse mieux ressortir un poignet délicat et des doigts effilés.
”
Source : Gallica

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