Jean de Kergorlay, Revue des Deux Mondes
“ Jusque-là, c’est la ruine des temples, des monumens, des quais, des maisons. Un mauvais génie s’est acharné sur la ville en en réduisant jusqu’aux ruines mêmes. Mais, aussitôt qu’on arrive dans la gorge, les tombes commencent, creusées dans les parois. Un mince filet d’eau, descendant de la montagne, coule silencieusement au milieu des lauriers-roses. Il poursuit son chemin, s’appauvrissant à tous les pas, jusqu’au moment où, épuisé par les lauriers, bu par le sable insatiable, il meurt, victime de sa générosité, dans une cuvette de grès rose. ”
