Hippolyte Taine,
Carnets de voyage
“ Nul être vivant, nulle plante, nulle culture ; les néréides et les faunes pourraient danser sur ce sable comme aux premiers jours. MARSEILLE La mer est une vierge, bleue sous le bleu pâle du ciel, dans la bordure de roches blanches. Quelle divine couleur, la plus chaste et la plus éclatante, si pure, si riante, si aimable..., la robe de soie parée et lustrée d’une fiancée, la plus belle des femmes. L’âpre tranche des rochers de marbre avive encore la teinte délicieuse ; ils font saillie avec une blancheur mate sur l’azur rayonnant. ”
