M. d’Henriet

Résumé

M. d’Henriet Le Tour du monde

Plusieurs dans les villages disent que la terre est aux paysans, et qu’ils ont gagné, et au delà, ce qu’on veut leur vendre ! Par malheur pour tous, et quelques Russes en tombent d’accord, la Russie s’est fait elle-même, en s’incorporant la Pologne, une plaie que les remèdes les plus coûteux ne fermeront pas, il faut l’espérer, pour ne pas désespérer de la justice finale ; la Russie y perd son sang, dans la Lithuanie comme dans les autres provinces polonaises, en essayant d’accomplir une œuvre que ceux qui ne la haïssent point déclarent indigne d’elle.
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M. d’Henriet Le Tour du monde

Le service a d’ailleurs des nécessités dures ou cruelles. Si le soldat est mis en sentinelle, il reste là l’hiver, par les froids les plus vifs, sans autre enveloppe qu’une fourrure déchirée, des chaussures doubles, et pour la tête un morceau de drap noir, qui lui garantit, s’il se peut, les oreilles ; pour que le sommeil ne le prenne pas, il pousse, de quart d’heure en quart d’heure, un très-long cri inarticulé, sinistre à entendre au milieu de la nuit. À côté de sa guérite une croix noire, surmontée d’un chapiteau pour la garantir de la neige, l’exhorte à la patience.
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M. d’Henriet Le Tour du monde

Quant à l’équipage de la struzze chaque homme, pauvre, mal vêtu, mais en général jeune et vigoureux, a reçu une vingtaine de francs de son maître pour venir souvent de fort loin, du gouvernement de Smolensk, de Viasma, de Poretchie, non loin de Moscou. Il se nourrit à ses frais ; encore se regarde-t-il comme un élu celui qui a pu quitter la terre et faire le voyage. Sur le long de la route, il dépose dans des maisons riveraines qui lui sont connues, du pain qui suffira au retour. La ville lui est un sujet d’émerveillement.
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