M. Blanchard

Résumé

M. Blanchard Le Tour du monde

Bientôt la neige tombe plus abondante en flocons épais ; les vents du couchant, si longtemps enchaînés, reprennent leur empire : le mois de mars est arrivé. Les nuits sont froides encore, mais, dans la journée, le soleil fait sentir son influence chaque jour croissante, la terre se débarrasse de son linceul glacé, les bourgeons que le froid emprisonnait essayent de percer l’écorce des tilleuls, et le promeneur un matin aperçoit, au lieu de la surface immobile de la Néva glacée, ses eaux bleues et limpides qui se rident doucement en reflétant les rayons d’un soleil radieux.
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M. Blanchard Le Tour du monde

Il n’y a qu’un seul autel, élevé de quelques marches, séparé du public par une cloison nommée l’Iconostase, percée de trois portes et ornementée généralement avec goût, souvent avec luxe. Il est inutile d’ajouter que pendant l’hiver elles sont admirablement chauffées. L’usage des messes basses n’existe pas et la grand-messe est accompagnée de chœurs qui chantent sans instruments, avec une justesse remarquable, où l’on rencontre des voix qui feraient la fortune de plus d’un théâtre. Les chantres de la chapelle de l’Empereur jouissent d’une réputation incontestée et justement méritée.
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M. Blanchard Le Tour du monde

Nous étions parvenus au point le plus élevé que nous devions atteindre. La route encore large, serpentait à travers d’énormes blocs de rochers, débris du sommet qui se dressait sur notre droite ; à notre gauche, la montagne, que je n’avais fait qu’entrevoir dans l’obscurité, dentelait sur le ciel ses pics aigus ; du même côté, à mille mètres environ au-dessous de nous, l’Aragvi serpentait dans une vallée sauvage ; cette belle rivière que nous suivions depuis Mtskheta porte ici le nom de Tchernaïa-Retchka (rivière Noire) .
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