M. Blanchard, Le Tour du monde
“ Bientôt la neige tombe plus abondante en flocons épais ; les vents du couchant, si longtemps enchaînés, reprennent leur empire : le mois de mars est arrivé. Les nuits sont froides encore, mais, dans la journée, le soleil fait sentir son influence chaque jour croissante, la terre se débarrasse de son linceul glacé, les bourgeons que le froid emprisonnait essayent de percer l’écorce des tilleuls, et le promeneur un matin aperçoit, au lieu de la surface immobile de la Néva glacée, ses eaux bleues et limpides qui se rident doucement en reflétant les rayons d’un soleil radieux. ”
