Résumé

Le devoir des riches (1866)

Tout nous fait l'aumône pour Dieu, Chaque être en sa manière ; L'air, la mer, la terre et le feu, Et la nature entière. Voyez : même les animaux: L'un nourrit, l'autre porte ; Tous nous soulagent dans nos maux, Tous nous prêtent main forte.
Source : Gallica

Le devoir des riches (1866)

C'est la semence qu'on répand, Et qui se multiplie ; C'est, des intérêts, le plus grand, Et Dieu s'en glorifie ; Une source qui s'écoulant, Jamais ne diminue, Un feu, qui, se communiquant Croît à perte de vue.
XXII.
Faisant l'aumône, on ne perd rien, Chacun l'expérimente; Plus, par l'aumône, on fait de bien, Et plus le bien augmente.
On tombe dans la pauvreté, En devenant avare ; Mais en faisant la charité, Quels biens on se prépare !
Source : Gallica

Le devoir des riches (1866)

Sans cette huile de charité, Les vierges insensées Ornent en vain de pureté Leurs sens et leurs pensées.
Il arrive, l'Epoux divin, Mais leur lampe est éteinte; Il les repousse du festin : Cœurs durs, tremblez de craiutè !
XXVI.
Hien ne parle plus puissamment Que le pauvre et l'aumône; Cette prière, en un moment, Vole à Dieu sur son trône; Ouvre les mains, ravit le cœur De ce Dieu charitable, Et le rend, de juge vengeur, Notre ami véritable.
XXVII.
C'est une lance, un bouclier, Une arme si puissante, Qu'elle épouvante et fait plier Le démon qui nous tente.
Source : Gallica

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